retour au site
http://www.kitesurf-passion.com
Lorsque l'on fait évoluer son aile ou son cerf-volant, il se déplace dans l'espace dans un quart de sphère. L'aile atteint le bord de la fenêtre quand elle arrive face au vent. A ce moment, le vent n'a plus de prise sur l'aile. Celle-ci va donc ralentir puis s'arrêter. On retrouve cette situation sur tout l'arc de cercle de la fenêtre qui fait face au vent.
Le vent en montagne :
Les sites de montagnes n'ont rien à voir avec les côtes maritimes. la différence majeure est celle du relief. Mais il n'y a pas que ça. En montagne, pas de thermique et pas de laminaire. Il faut raisonner en thermes de micro courants déterminés par les échanges thermiques, le relief et les situations météo. Les courant d'air exploitables sont rarement stables. On doit s'habituer à voler dans des ascendances (flux verticaux vers le haut), des dégueulantes (flux verticales vers le bas) et des venturis (accélérations dues à la compression du vent sur le relief ou sur les masses d'air). Il y a des renverses qui, comme leur nom l'indique, voient le changement radical et soudain de la direction du vent. Elles sont souvent déterminées par le passages à l'ombre de l'adret ou de l'ubac. C'est un phénomène assez prévisible quand on observe le cheminement du soleil ou des nuages. Mais attention à cette nuance : le défilement des nuages en haut altitude est bien souvent un très mauvais indicateur. Il faut éviter les zones transitoires où l'air ressemble plus à de l'écume, et où les portance sont incohérentes. L'hiver, lorsque les situations anticycloniques sont bien installées, on peut percevoir une légère brise régulière. Grand beau temps, brume en fond de vallée et poudreuse de rêve. Une véritable invitation à kitesurfer. l'air est dense, sa viscosité importante et la puissance étonnante. Dans ces conditions, un petit force 2 tracte déjà très fort. Alors prudence !! Attention au printemps dont les averses neigeuses cachent de belles formations orageuses. Et puis n'oublions pas que les ciels montagnards sont eux aussi souvent aux servitudes aéronautiques : altiports, zones et couloirs d'évacuations d'hélicoptères, etc.
Le thermique est un vent qui se met en place dans les zones côtières. On peut le ressentir selon les jours, à peu près jusqu'à 1.5 km de la côte sur les terres et en mer. Et pour la hauteur je ne sais pas, j'ai jamais été voir. Par contre, en haute altitude, le vent est dans la direction annoncée par la météo. Le courant thermique se déclenche le jour lorsqu'il y a un bon soleil (donc en hivers, pas de thermique). Le matin, le soleil réchauffe plus vite la terre que l'eau. C'est vers les 11H, 11H30 que ça démarre. Comme la terre est réchauffée, elle communique sa chaleur à la masse d'air qui est au-dessus. C'est bien connu, quand c'est chaud, sa monte ! Donc la masse d'air chaud va monter. A sa place, il n'y à plus rien (je schématise les étapes car il n'y à jamais de vide !!). La masse d'air qui est au dessus de l'eau (et qui est froide) va venir la remplacer et la terre va la réchauffer progressivement. La place de la masse d'air froid, il n'y a plus rien, la masse d'air froid qui est au dessus descend pour prendre sa place. Là encore... une place libre ! Rappelez-vous, la première masse d'air qui s'est réchauffée et qui est monté, et bien c'est elle qui va boucher ce dernier trou. Comme elle est au dessus de la mer, elle va se refroidir. Celle qui est passée au dessus de la terre est maintenant devenue chaude, elle va monter et ainsi de suite la boucle est bouclée. Avec cette boucle, lorsqu'on est sur la plage, on a donc un vent de mer qui se créer. Quand ça marche bien, on peut aller jusqu'à 3 ou 4 beauforts ( 7-15 noeuds). Par contre, attention aux orages, on l'a parfois remarqué quand un orage viens sur une plage, on a l'impression qu'il tourne et revient sur la plage. Un orage c'est bien connu, c'est fait de masse d'air chaud et froid qui se frottent et qui s'électrisent. Les masses d'air de l'orage vont s'incruster dans la boucle du thermique. L'orage tourne et revient jusqu'à se que les nuages qui l'accompagnent annulent l'effet thermique en cachant la terre du soleil. Si il n'y a plus de thermique, c'est le vent "de la météo" qui emporte l'orage et rebonjour la soleil... qui réchauffe la terre, qui réchauffe la masse d'air qui est au dessus.... Le thermique, c'est pas seulement le jour, il y a aussi la nuit. Quand il n'y a plus de soleil, l'inverse se produit : la terre se refroidit plus vite que l'eau. la même boucle se met en place mais cette fois dans l'autre sens. Sur la plage, on remarque, le matin, un léger vent de terre : c'est la fin du "thermique de nuit", vers les 11H, 11H30, comme je l'ai dis plus haut le "thermique de jour" se met en place et entre les deux, si on est attentif, on peut sentir pendant quelques minutes un temps d'équilibre. C'est assez marrant à voir le vent s'inverse en seulement quelques minutes !!