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la sécu :
Avec les nombreux accidents que l'on a vu, une sécurité active sur l'aile est très très fortement recommandée. Pour les ailes à caissons : Le plus courant, c'est la troisième ligne. Les deux lignes de force sont reliées à chaque extrémité de la barre. Les deux lignes de freins sont reliées, au niveau de l'aile, entre elles, par un V qui mesure environ l'envergure de l'aile. Cette 3ème ligne est ensuite attachée au centre de la barre. On accroche alors à cette ligne un leash à une certaine hauteur de la barre. La hauteur entre la barre et le point d'attache du leash dépend de l'aile. Si on veut le monter seul, il vaut mieux demander quelques conseilles au revendeur ou directement au constructeur, sinon, il faut s'armer de courage et de patience pour trouver le bon réglage. Au niveau du pilotage de l'aile on ne sent pas de franche différence. Seulement que l'aile dévente légèrement moins souvent car la chute est tenue. Certains constructeurs proposent des barres spécifiques à leurs ailes, en général, elles sont vendues avec mais si vous achetez l'aile d'occasion, il vaut mieux se renseigner. Il y a une autre possibilité,4 lignes sur barre. Les deux freins sont reliés cette fois aux extrémités de la barre et les lignes de forces environ au tiers des deux bouts de la barre. Le leash de sécurité s'attache au deux lignes de frein à la hauteur qu'il faut. Comme avec les 3 lignes, c'est déterminé en fonction de l'aile. Pour les ailes à boudins, il y a le deux lignes traditionnel avec un leash de poignet et un largeur. Maintenant, le système choquer-border est aussi très largement répendu. Il consiste à relier les avants ensembles au centre de la barre et à relier les freins à chaque extrémités de la barre. Au centre de la barre, on perce un trou ( ou on ajoute une bague ) pour y faire passer le bout lequel se termine par un autre bout de harnais. En navigation, on peut à tout moment choisir de border (tirer la barre vers soit et donc augmenter la puissance) ou de choquer (laisser aller la barre jusqu'au noeud de bloquage et ainsi diminuer la puissance). Quand il n'y a pas trop de vent, on peut naviguer avec les deux bouts (celui de la barre et celui des avants) et quand ça souffle bien, on a besoin seulement du bout de choquer-border (le plus petit). Conseils pratiques Entre 2 riders, de poids différents, il y en a un qui hésite à sortir et l'autre qui y est déjà. Celui qui hésite peut savoir si il peut sortir à son tour ou pas : 10 kg de différence équivaut à 1 m² (en surface projetée) de différence en moyenne. Ce n'est pas une valeur exacte mais cela permet de se donner une idée de traction que l'on subira. Parfois, ça aide !
Je ne pourrais jamais le dire assez souvent :
SI IL Y A VRAIMENT TROP DE VENT, NE SORTEZ PAS !! Et n'oubliez pas non plus : NE SORTEZ JAMAIS, MÊME AVEC UN VENT FAIBLE, SANS UNE SECU ACTIVE SUR VOTRE AILE !!!
Une sécu active, c'est simple, elle fait en sorte que si vous avez un problème quel qu'il soit, si vous lâcher tout, chlak !! Il n'y a plus rien qui tire. Biensur on peut toujours n'avoir aucune sécurité, lâcher l'aile quand ça va pas et courrir un 300m pour la récupérer. Mais imaginez rien qu'une seconde si votre barre de direction entre en contact avec la tête de votre petit cousin qui faisait tranquillement un paté dans le sable à 100m de vous... A éviter : voler au dessus de la tête des touristes et des promeneurs. Ils n'ont rien demandé et je peux vous assurer que se prendre une aile, qui descend à pleine vitesse, sur la tronche, c'est pas franchement agréable. C'est pareil pour les lignes, très tendues, elles coupent ou brûlent tous ce qui dépasse (doigts, oreille, nez... ). Au décollage, prévoyez une marge assez grande devant vous. On se fait parfois arracher plus loin que l'on prévoit. Tant que vous ne connaissez pas votre aile par coeur, décollez sans vous accrocher au harnais. Au cas où vous subirez une rafale, vous aurez plus de liberté pour reprendre votre équilibre. Ce serait bête de se retrouver sur le ventre dès les premières secondes. Surtout, il faut être patient. Il ne faut pas hésiter à passer des dizaines d'heures sur le sable pour bien prendre connaissance des capacités de l'aile. Mais aussi pour apprendre à gérer sa puissance dans la fenêtre de vent.